Poser deux questions sincères avant de répliquer

Ralentissez le réflexe de réplique avec une curiosité sincère pour l'autre point de vue.

Why it works

Le premier réflexe du cerveau face à un désaccord est de générer des contre-arguments, pas de changer d'avis. Forcer une étape de curiosité avant une réplique interrompt ce réflexe et crée de l'espace pour remarquer si l'autre personne a des preuves ou un raisonnement que vous n'aviez réellement pas envisagés — la seule condition sous laquelle vous pourriez changer d'avis.

How to do it

  1. Quand vous sentez l'envie de répliquer, demandez-vous : « Que devrais-je savoir pour penser qu'elle pourrait avoir raison ? »
  2. Formulez-le comme une question à leur adresser (« Qu'est-ce qui vous a mené à ce point de vue ? », « Y a-t-il un exemple qui vous a convaincu ? »).
  3. Attendez la réponse avant de formuler la vôtre — et prenez-la réellement en compte.

Données probantes

Cohérent avec la recherche sur la pensée délibérative versus automatique : donner du temps au système 2 pour traiter l'information avant de répondre améliore la qualité du raisonnement. La curiosité a été liée à une défensivité réduite et à une plus grande ouverture dans la communication interpersonnelle. (mechanistic)

Les protocoles précis de « questionner avant de répliquer » manquent de preuves d'essais contrôlés ; le raisonnement s'appuie sur la théorie du double processus et, plus largement, sur la littérature de l'écoute active.

Erreur fréquente

Poser des questions mais ne pas écouter les réponses — utiliser la « curiosité » comme tactique dilatoire tout en continuant de composer intérieurement le contre-argument, ce que l'autre personne sent généralement.

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