Fixer des objectifs réalistes et les grignoter — résister à la culture du « tout donner »
Les objectifs aspirationnels exigeant un effort héroïque normalisent la crise ; les objectifs réalistes avec des progrès réguliers normalisent le calme.
Why it works
Les objectifs qui exigent un effort de pointe chaque semaine pour être atteints créent un état permanent de tension — toute semaine simplement bonne, plutôt qu'excellente, se lit comme un échec. Cette normalisation de l'urgence et de la surperformance épuise les ressources de récupération que la performance soutenue nécessite. Les objectifs réalistes avec des progrès constants et incrémentaux ne produisent pas la variance dramatique, mais ils produisent de façon fiable une meilleure production à long terme sans épuisement.
How to do it
- Fixez la cible de la prochaine période à un niveau que vous êtes confiant de pouvoir atteindre avec un bon travail (pas héroïque).
- Pour tout objectif qui « nécessite » des heures supplémentaires ou une crise pour être atteint, demandez-vous : est-ce une vraie cible ou une aspiration présentée comme une cible ?
- Célébrez les progrès constants plutôt que seulement les percées.
- Suivez le rythme de la composition sur des mois, pas le drame des sprints semaine par semaine.
Données probantes
Le surengagement chronique envers les objectifs et la culture des « objectifs étirés » sont associés à un stress accru et une performance à long terme réduite ; la recherche sur le rythme durable en développement logiciel soutient le principe. La recherche en management sur le paradoxe des objectifs étirés trouve que des objectifs apparemment impossibles n'aident de façon fiable que les organisations déjà performantes et disposant de ressources de réserve — pour les équipes tendues ou en difficulté, ils tendent à se retourner contre elles. (observational)
Certaines recherches suggèrent que les objectifs étirés peuvent augmenter l'effort et l'innovation pour des équipes bien dotées en ressources et motivées ; l'argument de l'entreprise calme est un contrepoint spécifique à la culture dominante du « tout donner », applicable particulièrement quand les équipes sont déjà tendues.
Sources
Erreur fréquente
Traiter l'atteinte d'un objectif comme un signal pour immédiatement relever la cible au niveau suivant, ne laissant aucun temps pour opérer de façon durable au niveau actuel avant la prochaine escalade.
Pratiquez cela avec IX Coach
More practices for Concevoir une entreprise calme (Fried & Hansson)
- Privilégier par défaut la communication asynchrone
Traitez la communication en temps réel comme l'exception, pas le défaut — la plupart des choses ne nécessitent pas de réponse immédiate.
- Protéger les matinées pour le travail profond — pas de réunions internes avant midi
Le matin est quand la capacité cognitive est la plus élevée pour la plupart des gens ; le passer en coordination réactive est un gaspillage prévisible.
- Maintenir au plus trois priorités actives à la fois
Plus de trois priorités actives équivaut à pas de priorités du tout — l'attention ne peut pas se partager en quatre.
- Ne pas être d'accord et s'engager — réduire le frein décisionnel du débat sans fin
Les décisions prises et exécutées à 80 % de confiance sont presque toujours meilleures que les décisions sans fin affinées mais jamais prises.
- Faire du « non » le défaut — dire oui devrait exiger une justification active
Chaque oui coûte du temps et de la concentration futurs ; traitez-le comme un engagement qui exige une vraie justification.
- Protéger les avantages du petit — résister à l'effectif comme mesure du succès
Ajouter des personnes à une équipe ajoute des frais de communication plus vite qu'elle n'ajoute de production — protégez la productivité du petit.