Nommer les émotions en négociation, rendu pratique

L'empathie tactique — nommer ce que l'autre camp ressent pour réduire la résistance et construire la confiance

Comment nommer les émotions aide-t-il en négociation ?

L'étiquetage — nommer ce que l'autre personne semble ressentir avant tout argument ou toute demande — réduit l'intensité émotionnelle du sentiment et fait sentir à l'autre partie qu'elle est comprise, ce qui abaisse ses défenses. La recherche sur l'étiquetage affectif (Lieberman et al., 2007) montre que mettre des sentiments en mots réduit l'activité de l'amygdale ; Chris Voss a intégré cela dans la pratique de négociation d'otages du FBI. La technique est la plus puissante quand l'étiquette est précise et livrée sans jugement.

La plupart des négociateurs essaient d'argumenter au-delà de l'émotion. L'intuition de Voss — tirée de négociations d'otages à haut risque où l'échec est fatal — est que l'émotion doit être traitée avant que la logique ne puisse porter. L'outil est l'étiquetage : mettre en mots l'état émotionnel apparent de l'autre personne avant de dire quoi que ce soit d'autre. Ce n'est pas de la sympathie (vous n'êtes pas d'accord avec sa position) ni de la manipulation (vous nommez quelque chose de réel). La neuroscience et les preuves de praticiens soutiennent toutes deux cela, calibrées honnêtement ci-dessous.

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