Le labeling des émotions
Nommez l'émotion que vous sentez — « On dirait que vous êtes frustré » — au lieu de la nier ou de l'ignorer.
Why it works
Mettre un sentiment en mots engage le cortex préfrontal et atténue la réactivité pilotée par l'amygdale — le labeling affectif baisse littéralement le volume émotionnel. Quand vous exprimez avec justesse l'émotion de l'autre partie, elle se sent comprise et le sentiment perd de son emprise, ce qui la libère pour penser et négocier.
How to do it
- Repérez l'émotion sous les mots — le ton, le rythme, ce à quoi la personne revient sans cesse.
- Commencez par « On dirait que… », « J'ai l'impression que… » ou « Il semble que… » — jamais « je » (qui vous centre vous).
- Après avoir nommé l'émotion, restez silencieux et laissez la personne confirmer ou corriger.
Données probantes
Le labeling affectif — nommer une émotion — est soutenu par des travaux en neuro-imagerie et en comportement montrant qu'il réduit l'activité de l'amygdale et l'intensité émotionnelle. L'application à la négociation est une extension de praticien de cette découverte. (mechanistic)
Les travaux en laboratoire portent sur le fait de nommer sa propre émotion ; nommer le sentiment d'une autre personne est une extension plausible mais moins directement étudiée.
Sources
- Lieberman et al. (2007), affect labeling and reduced amygdala response, Psychological Science
Erreur fréquente
Nommer l'émotion puis enchaîner immédiatement sur son propre argumentaire, ce qui tue l'effet. Le pouvoir est dans la pause après le labeling, pour que la personne se sente accueillie.
Pratiquez cela avec IX Coach
More practices for Never Split the Difference, en pratique
- Le mirroring (miroir verbal)
Répétez les derniers mots dits par l'autre personne, comme une question, puis restez silencieux.
- Les questions calibrées
Posez des questions ouvertes en « Comment » et « Quoi » qui remettent le problème à résoudre à l'autre partie.
- L'audit d'accusation
Dites, à voix haute et en premier, la pire chose que l'autre pourrait penser de vous — pour la désamorcer.
- Mener avec l'empathie tactique
Comprenez et exprimez le point de vue de l'autre partie avant d'avancer le vôtre.
- Viser le « Non », pas le « Oui »
Posez des questions qui invitent un « Non » rassurant pour que l'autre partie se sente en contrôle.
- La voix calme « d'animateur radio de fin de soirée »
Utilisez une voix lente, chaleureuse et à inflexion descendante pour stabiliser le système nerveux de l'autre personne.