Poser des questions réflexives plutôt que donner des réponses

Les questions qui invitent à l'examen de soi font entrer la personne ; les consignes la laissent dehors.

Why it works

Quand une personne arrive elle-même à une conclusion, aucune liberté n'est menacée — la pensée lui appartient dès l'origine. Demander « que pensez-vous qu'il se passerait si… ? » fait passer la personne d'un récepteur passif d'un message potentiellement menaçant à un générateur actif de perspectives qu'elle possède déjà. Cela élimine la condition déclenchante de la réactance.

How to do it

  1. Remplacez « vous devriez essayer X » par « qu'est-ce qui changerait si vous essayiez X pendant deux semaines ? »
  2. Après avoir posé la question, restez silencieux assez longtemps pour qu'ils réfléchissent réellement — ne remplissez pas le silence par un indice.
  3. Reflétez ce qu'ils disent avant d'ajouter quoi que ce soit, confirmant que la perspective auto-générée est entendue.

Données probantes

L'élaboration auto-générée est plus persuasive que les arguments fournis de l'extérieur — un principe cohérent avec la théorie de l'auto-perception et confirmé dans la recherche sur le discours de changement, où les raisons énoncées par la personne elle-même prédisent un vrai changement de comportement. Amrhein et al. (2003) montrent spécifiquement que la force du langage d'engagement du client pendant une séance prédit le comportement ultérieur, ancrant le « laissez-le l'exprimer » dans des données de résultat. (observational)

Exige de la patience et une ouverture réelle vers là où la question mène — une question réflexive qui est en réalité une question orientée déclenche quand même la réactance.

Sources

Erreur fréquente

Poser une question puis y répondre soi-même (« Que pensez-vous devoir faire ? — Je pense que vous devriez… »), ce qui annule entièrement le bénéfice d'autonomie.

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