Exemples d'heuristique de l'affect : nommer le sentiment d'abord
Exemples courants d'heuristique de l'affect : une mauvaise humeur fait paraître votre travail mauvais, un fondateur sympathique fait paraître un accord risqué comme sûr. Nommez le sentiment avant de juger.
Why it works
L'affect influence le jugement en partie par mésattribution : le sentiment semble concerner la cible (l'investissement, la personne, le risque) alors qu'il pourrait concerner un événement récent non lié. La recherche de Schwarz et Clore (1983) a trouvé que les gens utilisaient leur humeur actuelle comme information sur leur satisfaction de vie — jusqu'à ce qu'on leur demande « comment est le temps ? », ce qui réattribuait l'humeur à une autre source et supprimait son effet sur le jugement. Nommer explicitement l'affect (« je me sens anxieux en ce moment, probablement à cause de la présentation de ce matin ») réduit son influence silencieuse sur des jugements non liés. Des exemples travaillés facilitent le repérage du schéma en vous-même : vous lisez une manchette alarmante sur un crash d'avion et voler commence à sembler plus dangereux que de conduire jusqu'à l'aéroport, bien que les taux de base disent le contraire ; vous appréciez le fondateur qui vous présente son projet et les risques de l'accord rétrécissent discrètement ; une centrale nucléaire ou un additif alimentaire semble déplaisant et vous le jugez à la fois plus dangereux et moins utile, alors que dans le monde risque et bénéfice tendent à évoluer ensemble plutôt qu'en opposition. Slovic et ses collègues ont nommé ce dernier jugement inverse risque-bénéfice la signature de l'heuristique de l'affect.
How to do it
- Apprenez le schéma à partir d'exemples : une matinée difficile fait paraître tout votre travail comme une erreur ; un fondateur sympathique fait paraître un investissement risqué comme sûr ; une nouvelle effrayante fait paraître voler plus dangereux que conduire ; une technologie que vous trouvez déplaisante semble à la fois à haut risque et à faible bénéfice, alors qu'en réalité risque et bénéfice augmentent généralement ensemble.
- Avant d'évaluer toute décision significative, demandez-vous : « que ressens-je en ce moment, et qu'est-ce qui l'a causé ? »
- Écrivez la source du sentiment.
- Si la source n'est pas liée à la décision, écartez explicitement l'humeur comme potentiellement contaminante.
- Poursuivez l'évaluation une fois l'attribution rendue visible.
Données probantes
Schwarz et Clore (1983) ont trouvé que les effets d'humeur sur le jugement étaient éliminés quand les sujets attribuaient l'humeur à une source externe et non pertinente (la météo), suggérant que l'humeur ne fonctionne comme information que quand elle semble pertinente. Leur explication de l'humeur comme information est ce qui fait fonctionner le nommage : un sentiment n'influence un jugement que tant qu'il est silencieusement lu comme concernant ce jugement, donc nommer sa vraie source coupe la mésattribution avant qu'elle ne puisse biaiser l'évaluation. Des recherches ultérieures confirment que nommer et réattribuer les émotions réduit leur influence comportementale. (observational)
L'affect qui concerne véritablement la cible de la décision fournit une information réelle ; la pratique sert à réduire la contamination provenant de sources non liées, pas à éliminer l'affect de tous les jugements.
Sources
- Schwarz & Clore (1983), Mood, misattribution, and judgments of well-being, Journal of Personality and Social Psychology
- Schwarz, N., & Clore, G. L. (1983). Mood, misattribution, and judgments of well-being: Informative and directive functions of affective states. Journal of Personality and Social Psychology, 45(3), 513–523.
Erreur fréquente
Nommer le sentiment mais le garder actif — « je sais que je suis anxieux, mais cela semble vraiment risqué » réintroduit la contamination après la reconnaissance.
Pratiquez cela avec IX Coach
More practices for L'heuristique de l'affect — quand les sentiments remplacent les faits
- Évaluer le risque et le bénéfice sur des échelles séparées avant de comparer
Estimez le risque et le bénéfice indépendamment — ne laissez pas le même sentiment piloter les deux.
- Calibrer la peur par rapport à la fréquence statistique
Cherchez le taux réel du résultat redouté avant de laisser la peur piloter une décision.
- Appliquer un examen supplémentaire quand un choix semble évidemment bon
L'affect positif est un déclencheur de biais aussi fiable que la peur — auditez les opportunités qui ressemblent à des gains évidents.
- Retarder une décision jusqu'à ce que le pic émotionnel initial passe
Accordez-vous 24 heures après une forte réaction émotionnelle avant de vous engager dans un choix.
- Corriger la surpondération de la « victime identifiée »
Reconnaître que des histoires individuelles saisissantes semblent plus convaincantes que des statistiques identiques vous aide à allouer attention et ressources de façon plus rationnelle.
- Chercher des estimations techniques d'experts sur le risque — tout en notant où les valeurs diffèrent légitimement
Utilisez des estimations techniques de probabilité pour ancrer votre perception du risque, tout en reconnaissant que certains désaccords sur le risque sont fondés sur des valeurs, pas des faits.