Évaluer les solutions pour leur durabilité : réaliste, mutuellement satisfaisante, sûre
Une solution collaborative qui échoue à l'un des trois tests — réaliste, mutuellement satisfaisante, sûre — ne tiendra pas.
Why it works
Les enfants n'appliqueront pas des solutions qu'ils ne comprennent pas ou ne peuvent pas exécuter de façon réaliste ; les adultes n'honoreront pas des solutions qui laissent leur préoccupation centrale non traitée. Une solution sûre pour tous fournit le plancher non négociable. Évaluer explicitement les trois critères, plutôt que d'accepter la première idée qui semble raisonnable, augmente considérablement la probabilité que la solution convenue tienne réellement.
How to do it
- Quand une solution est proposée, testez-la contre trois questions : L'enfant peut-il réalistement faire cela ? Cela répond-il aux deux préoccupations ? Est-ce sûr ?
- Si un test échoue, dites-le sans blâme et demandez une autre idée : « Je ne suis pas sûr que tu puisses faire ça quand tu es vraiment en colère — d'autres idées ? »
- Écrivez la solution convenue et revoyez-la une fois qu'elle a été essayée : qu'est-ce qui a fonctionné, qu'est-ce qui n'a pas fonctionné ?
Données probantes
Les critères de durabilité des solutions sont un composant standard des modèles structurés de résolution de problèmes dans les contextes cliniques et organisationnels ; le traitement mutuel des préoccupations empêche la solution de dégénérer en capitulation de l'une ou l'autre partie. (mechanistic)
Le test à trois critères est une heuristique au sein du cadre de Greene ; son efficacité isolée n'a pas été étudiée séparément.
Erreur fréquente
Accepter la première solution suggérée par l'enfant pour terminer la conversation, sans vérifier si elle répond réellement à la préoccupation de l'adulte — ce qui signifie que le problème de l'adulte reste non résolu.
Pratiquez cela avec IX Coach
More practices for La résolution collaborative de problèmes (Ross Greene)
- Identifier la compétence manquante derrière le comportement
Nommez la compétence cognitive qui manque à l'enfant, pas le comportement que vous voulez arrêter.
- Utiliser le Plan B : la conversation collaborative en trois étapes
Empathisez avec la préoccupation de l'enfant, partagez la vôtre, et invitez-le à résoudre le problème ensemble.
- Le Plan B de Ross Greene, mené de façon proactive
Le Plan B de Ross Greene fonctionne mieux de façon proactive : tenez la conversation dans une fenêtre calme avant la prochaine explosion, pas au milieu de celle-ci.
- Reconnaître quand le Plan A (l'imposition unilatérale) aggrave les choses
Les solutions imposées par l'adulte peuvent gagner la bataille et perdre la guerre — remarquez quand l'application de règles escalade plutôt que résout.
- Utiliser l'empathie pour désamorcer, pas pour capituler
Nommez l'état émotionnel de l'enfant sans être d'accord avec chaque exigence — l'empathie et les limites peuvent coexister.
- Tenir une liste des problèmes non résolus
Écrivez les déclencheurs récurrents pour qu'ils deviennent des problèmes résolubles plutôt que des urgences répétées.