Défendre au mieux la stratégie opposée à celle qui a réussi

Avant d'adopter une leçon d'une histoire de réussite, construisez le meilleur argument possible pour l'approche opposée.

Why it works

Quand le biais du survivant a déjà sélectionné vos exemples, raisonner dans le cadre de ces exemples aggrave le biais. Vous obliger à construire un cas véritable pour la stratégie opposée — pas un homme de paille, mais la version la plus solide possible — vous force à sortir du cadre et à confronter directement le filtre de sélection. Si vous ne pouvez pas construire un cas plausible pour l'opposé, la leçon peut être réelle ; si vous le pouvez, vous avez trouvé où le biais du survivant faisait le travail.

How to do it

  1. Prenez une leçon que vous avez tirée d'une histoire de réussite (par exemple, « la clé était de se concentrer sur un marché de niche »).
  2. Écrivez l'argument le plus solide possible pour la stratégie opposée (par exemple, « la clé est en fait l'attrait pour un marché large »).
  3. Trouvez de vrais exemples qui soutiennent l'opposé.
  4. Si les deux approches ont de vraies réussites, vous regardez un artefact du biais du survivant, pas une leçon fiable.

Données probantes

Construire la meilleure version possible d'un argument opposé est un outil de la pensée critique. Il opérationnalise directement la considération de l'espace complet des hypothèses plutôt que du sous-ensemble sélectionné par les survivants. (mechanistic)

Défendre au mieux un argument opposé est une discipline de raisonnement, pas une intervention étudiée ; son efficacité dépend de la capacité à vraiment construire le cas opposé plutôt qu'une version affaiblie de celui-ci.

Erreur fréquente

Construire une version faible de l'argument opposé (un homme de paille) puis le rejeter facilement, ce qui confirme le biais initial plutôt que de le remettre en question.

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