Utiliser le silence comme question de suivi

Après une question calibrée, rester silencieux force l'autre partie à combler l'espace — généralement avec plus que ce que vous avez demandé.

Why it works

Les humains ont une pulsion puissante à résoudre le silence conversationnel, surtout après une question ouverte qui a créé une attente de dialogue. Quand celui qui questionne reste silencieux, le répondant a typiquement tendance à développer, élaborer ou révéler quelque chose d'imprévu — parce que son esprit continue de travailler sur la question. Le silence est une question de second ordre qui ne coûte rien mais exige de la discipline pour être maintenue.

How to do it

  1. Posez la question calibrée, puis arrêtez complètement de parler.
  2. Comptez jusqu'à au moins cinq dans votre tête avant de vous autoriser à parler.
  3. Si le silence est brisé par une réponse partielle, reflétez-la puis restez silencieux à nouveau.
  4. Ne répondez jamais à votre propre question — une fois que vous comblez le silence, vous libérez l'autre partie de l'obligation de le faire.

Données probantes

Le silence conversationnel comme outil d'incitation est cohérent avec la recherche sur la pression sociale et les normes conversationnelles : l'obligation de répondre est réelle et puissante. Son usage délibéré en négociation est une technique de praticien. (anecdotal)

L'inconfort du silence et la pression pour le combler sont largement reconnus à travers la psychologie sociale ; l'étude contrôlée du silence comme technique de négociation est rare — ceci est de l'expérience de praticien.

Erreur fréquente

Se précipiter pour sauver l'autre personne de l'inconfort dès qu'elle hésite — l'hésitation est exactement le moment où l'information la plus utile est sur le point d'émerger.

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