La lecture de pensées

Supposer que vous savez ce que les autres pensent, généralement de façon négative, sans preuve.

Why it works

La lecture de pensées s'appuie sur le système de mentalisation du cerveau (théorie de l'esprit) — le même mécanisme qui modélise correctement les croyances des autres la plupart du temps. Sous la menace ou en cas de faible confiance en soi, le système de mentalisation opte par défaut pour des interprétations liées à la menace : « ils sont agacés contre moi », « ils pensent que je suis stupide ». L'interprétation ressemble à une perception parce que le cerveau la génère automatiquement, pas comme une hypothèse. La traiter comme une hypothèse — exigeant des preuves — est la correction cognitive.

How to do it

  1. Remarquez quand vous prétendez connaître l'état interne de quelqu'un sans preuve directe.
  2. Écrivez : « Je suppose que ___ pense/ressent ___. Ma preuve pour cela est ___. »
  3. Examinez la preuve : est-ce un fait (ils l'ont dit) ou une interprétation (ils étaient silencieux) ?
  4. Générez deux hypothèses alternatives : qu'est-ce qui pourrait expliquer autrement le comportement observable ?
  5. En cas de doute, cherchez des preuves : demandez, ou attendez des données comportementales, plutôt que de traiter la supposition comme un fait.

Données probantes

Le système de mentalisation génère une inférence sociale automatique ; quand il est biaisé vers une interprétation négative, il est associé à l'anxiété sociale et à la dépression. Remettre en question la lecture de pensées avec une pensée fondée sur des preuves est une compétence centrale de la TCC. Les travaux expérimentaux d'Amir, Foa et Coles démontrent que les personnes socialement anxieuses montrent à la fois une vigilance automatique aux signaux de menace et un biais systématique vers des interprétations négatives des situations sociales ambiguës. (clinical)

Certaines situations sociales exigent véritablement une inférence ; la compétence est le calibrage, pas l'élimination de la lecture sociale.

Sources

Erreur fréquente

Générer plusieurs hypothèses alternatives mais revenir ensuite à l'originale (négative) parce que « je sais tout simplement que c'est ce qu'ils pensaient » — la certitude ressentie est la distorsion, pas un signal fiable.

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