Repérer les signaux de surcontrôle dans son propre comportement
Remarquer les comportements précis qui signalent que l’on contrôle plus que ce que la situation exige.
Why it works
Le surcontrôle est invisible de l’intérieur car il est vécu comme de la conscience professionnelle, de l’autodiscipline et des exigences élevées — des traits tous valorisés positivement. Ses coûts (solitude, rigidité, perte de connexion authentique) s’accumulent lentement et sont facilement attribués à des causes extérieures. Le repérer exige des marqueurs comportementaux précis : pas seulement « je suis stressé(e) » mais « j’ai corrigé la grammaire de quelqu’un dans un e-mail alors que l’erreur n’avait aucune importance » ou « j’ai tellement contrôlé mon expression que personne n’a su que j’étais blessé(e) ».
How to do it
- Repasser la semaine écoulée à la recherche de ces signaux de surcontrôle : corriger les autres inutilement, contrôler son expression faciale pour masquer une émotion, refuser de revoir un plan alors qu’une nouvelle information le suggérait.
- Noter la fréquence sans jugement — le surcontrôle est une stratégie qui a fonctionné à un moment donné, pas un défaut de caractère.
- Identifier un contexte précis où le surcontrôle apparaît de façon fiable — c’est votre cible de pratique de départ.
Données probantes
La RO-DBT identifie un ensemble de marqueurs comportementaux du surcontrôle développés par l’observation clinique et le travail théorique de Thomas Lynch ; le concept de surcontrôle est soutenu par ses liens avec des troubles comme l’anorexie, la dépression résistante au traitement et le TOC, où la rigidité comportementale et le masquage émotionnel sont centraux. (clinical)
La RO-DBT est un traitement plus récent que la DBT classique ; sa base de preuves croît mais reste moins étoffée que la recherche DBT sur l’impulsivité. Les outils de repérage sont cliniques plutôt que des instruments de dépistage validés psychométriquement.
Sources
- Lynch (2018), Radically Open Dialectical Behavior Therapy: Theory and Practice, Context Press
Erreur fréquente
Identifier le comportement mais le défendre aussitôt comme justifié (« j’avais raison de les corriger ») — ce qui est en soi un signal de surcontrôle et la raison pour laquelle repérer ce mécanisme exige une observation honnête et non défensive.
Pratiquez cela avec IX Coach
More practices for Ouverture radicale : l’approche RO-DBT du surcontrôle et de la solitude
- Pratiquer une réponse flexible quand le premier réflexe est de résister
Quand vous ressentez l’envie de corriger, de contrôler ou de vous accrocher rigidement à un plan — faites une pause et essayez une alternative délibérée.
- Recevoir les retours sans se défendre ni les rejeter
Accueillir pleinement une critique avant de l’évaluer — et chercher la part qui est vraie.
- Pratiquer une auto-révélation calibrée pour permettre une connexion sincère
Partager quelque chose de vrai sur votre vécu intérieur — non joué, non calculé — pour laisser quelqu’un entrer.
- Utiliser des expressions faciales et un langage corporel authentiques — pas gérés
Laisser votre visage et votre corps refléter ce que vous vivez réellement pour que les autres puissent vous lire et vous répondre.
- Apprendre à distinguer le contrôle nécessaire du surcontrôle
Toute retenue n’est pas du surcontrôle — identifier quand le contrôle est requis et quand il coûte plus qu’il ne protège.
- Remplacer l’autocritique sévère par une auto-enquête bienveillante
Quand le critique intérieur s’exprime, répondre par une investigation curieuse plutôt que par de nouvelles exigences.
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