Écrivez le récit de l’événement du point de vue de l’observateur

Écrivez un récit à la troisième personne de ce qu’un observateur moyen a réellement vu — pas ce que vous avez ressenti.

Why it works

La mise à distance de soi en adoptant une perspective à la troisième personne ou d’observateur réduit la réactivité émotionnelle et le biais cognitif dans l’auto-évaluation. Écrire le « récit de l’observateur » vous force à filtrer l’expérience interne (honte, peur) et à ne décrire que les éléments visibles comportementalement — qui sont presque toujours bien plus modérés que ce que suggère l’expérience interne.

How to do it

  1. Après une situation sociale ressentie comme embarrassante, écrivez un récit de 3 à 5 phrases du point de vue d’un observateur.
  2. Utilisez la troisième personne (« elle est entrée, a légèrement trébuché, s’est rattrapée, et a commandé son café »).
  3. Relisez-le et demandez-vous : « trouverais-je cela notable si je l’avais observé arriver à un(e) inconnu(e) ? »

Données probantes

Les techniques de mise à distance de soi — écrire ou penser à la troisième personne sur des événements pénibles — disposent d’un soutien par essais contrôlés randomisés pour réduire la rumination et la réactivité émotionnelle aux facteurs de stress sociaux. (rct)

La plupart des recherches portent sur le traitement émotionnel en général ; l’application spécifique à la recalibration de l’effet projecteur est mécaniquement solide mais n’a pas été testée séparément.

Sources

  • Kross & Ayduk (2011), third-person perspective and emotional processing, Psychological Science

Erreur fréquente

Écrire le récit à la première personne (« je me suis senti(e) mortifié(e) quand… »), ce qui réactive l’expérience émotionnelle plutôt que de créer la mise à distance qui permet une évaluation exacte.

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