Faire un prémortem avant de s'engager
Imaginez que la décision a déjà échoué — puis demandez pourquoi.
Why it works
La rétrospection prospective — imaginer un événement futur comme s'il s'était déjà produit — s'est révélée générer des raisons plus nombreuses et de meilleure qualité expliquant pourquoi cela pourrait échouer que l'identification de risques tournée vers l'avenir. Le mécanisme est que le fait d'imaginer l'échec comme réel supprime le filtre de la pensée magique qui bloque l'identification des risques inconfortables quand la décision n'a pas encore été prise.
How to do it
- Après avoir arrêté une décision, dites : "Nous sommes [horizon temporel] à partir de maintenant. Cette décision a échoué. Pourquoi ?"
- Passez 10 minutes à écrire chaque raison plausible d'échec, aussi inconfortable soit-elle.
- Identifiez quelles raisons d'échec sont évitables maintenant et lesquelles sont inhérentes à l'incertitude.
- Ajustez le plan ou le niveau de confiance selon ce que le prémortem a révélé.
Données probantes
Klein (2007) a introduit le prémortem dans un contexte de praticien ; Mitchell et al. (1989) ont découvert que la rétrospection prospective — imaginer un événement comme s'étant déjà produit — augmentait significativement la capacité à identifier des raisons pour les résultats. (observational)
La plupart des recherches sur le prémortem sont basées en laboratoire ; les preuves de terrain sur l'amélioration de décision issue des prémortems dans des contextes organisationnels sont limitées et mitigées.
Sources
- Mitchell, Russo & Pennington (1989), Back to the Future: Temporal Perspective in the Explanation of Events, Organizational Behavior and Human Decision Processes
Erreur fréquente
Faire le prémortem et identifier des raisons d'échec mais ensuite ne rien y faire — l'exercice n'est utile que s'il change le plan ou le niveau de confiance.
Pratiquez cela avec IX Coach
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- Séparer la qualité de la décision du résultat
Une bonne décision peut produire un mauvais résultat, et une mauvaise décision peut produire un bon résultat — ne les confondez pas.
- Penser en probabilités, pas en certitudes
Remplacez "je pense que cela va arriver" par "je pense qu'il y a 70% de chances que cela arrive".
- Vérifier le point de vue extérieur avant de faire confiance au point de vue intérieur
Demandez comment des situations similaires se sont déroulées avant de faire confiance à votre histoire sur cette situation spécifique.
- Mettre à jour ses croyances explicitement quand de nouvelles informations arrivent
Traitez les nouvelles informations comme une raison d'énoncer une probabilité révisée, pas comme une confirmation de l'ancienne.
- Trouver un groupe en quête de vérité qui débat avec vous
Entourez-vous de personnes dont le rôle dans la relation est de contester votre raisonnement, pas de le valider.
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