Questionner explicitement sa propre objectivité
Demandez-vous quelles forces pourraient façonner votre perception avant de supposer que vous voyez les choses clairement.
Why it works
Le réalisme naïf est en partie maintenu par un angle mort : nous appliquons la détection de biais aux autres mais pas à nous-mêmes. La recherche sur l'angle mort du biais montre que plus la connaissance des biais cognitifs d'une personne est sophistiquée, plus elle se juge souvent immunisée — parce que cette connaissance s'applique vers l'extérieur. Diriger explicitement la détection de biais vers l'intérieur perturbe temporairement cela.
How to do it
- Avant de former un jugement final, demandez-vous : « Quel intérêt ai-je à ce que cela soit vrai ? Que préférerais-je trouver ? »
- Listez une ou deux expériences ou identités qui pourraient fausser votre lecture de cette situation.
- Évaluez votre confiance à 80 % plutôt qu'à 100 % — l'incertitude restante vous garde épistémiquement ouvert.
Données probantes
Pronin et al. ont documenté l'« angle mort du biais » : les gens se jugent moins susceptibles que les autres aux mêmes biais qu'ils peuvent facilement décrire. Une plus grande connaissance des biais ne réduisait pas de façon fiable la susceptibilité auto-déclarée. Lord, Ross et Lepper (1979) ont montré que les gens évaluent des preuves identiques comme plus solides quand elles favorisent leur vue préalable, illustrant précisément la distorsion auto-dirigée que cette pratique demande au lecteur de vérifier. (observational)
Ce constat de biais aveugle est bien répliqué, mais provient surtout de tâches de jugement en laboratoire ; l'ampleur de l'angle mort dans des enjeux personnels réels et complexes est moins directement mesurée.
Sources
- Pronin, Lin & Ross (2002), "The Bias Blind Spot: Perceptions of Bias in Self versus Others," Personality and Social Psychology Bulletin
- Pronin, E., Lin, D. Y., & Ross, L. (2002). The bias blind spot: Perceptions of bias in self versus others. Personality and Social Psychology Bulletin, 28(3), 369–381.
- Lord, C. G., Ross, L., & Lepper, M. R. (1979). Biased assimilation and attitude polarization: The effects of prior theories on subsequently considered evidence. Journal of Personality and Social Psychology, 37(11), 2098–2109.
Erreur fréquente
Ne vérifier son propre biais qu'après que le jugement soit déjà arrêté — à ce stade, la révision tend à être superficielle et confirme le point de vue initial.
Pratiquez cela avec IX Coach
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- Reconnaître l'écart de perspective avant de répondre
Marquez une pause avant de réagir à un désaccord pour vous demander quelle information ou expérience pourrait rendre l'autre point de vue cohérent.
- Renforcer l'argument opposé avant de le réfuter
Reconstruisez la version la plus solide possible de l'argument avec lequel vous êtes en désaccord — puis répondez à celle-ci.
- Adopter par défaut la charité attributionnelle pour le comportement des autres
Quand quelqu'un agit d'une façon qui semble erronée, générez d'abord une explication situationnelle avant une explication dispositionnelle.
- Cartographier les valeurs partagées avant de cartographier le désaccord
Dans tout conflit, identifiez les valeurs ou objectifs que vous et l'autre personne partagez véritablement avant de cataloguer les différences.
- Chercher activement des informations qui infirment votre point de vue
Cherchez délibérément les meilleures preuves contre votre position actuelle avant de vous y engager.
- Ralentir l'interprétation de l'intention des autres
Traitez votre première lecture de la motivation de quelqu'un comme une hypothèse, pas un fait, et tenez-la avec souplesse.
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