Pratiquer les vertus comme interconnectées, non séparées

Quand une vertu semble absente, cherchez quelle vertu apparentée est aussi négligée.

Why it works

Aristote plaidait pour l'unité des vertus : la sagesse pratique (phronesis) est requise pour exercer correctement chaque vertu, et les vertus se soutiennent mutuellement — vous ne pouvez pas être vraiment courageux sans honnêteté (le courage sans honnêteté devient témérité), vraiment généreux sans justice, vraiment patient sans humilité. Cela signifie que travailler sur une vertu exige souvent d'examiner une vertu adjacente, et qu'une vertu apparente sans les autres est probablement contrefaite.

How to do it

  1. Quand vous manquez d'exercer une vertu cible, demandez-vous quelle autre vertu manquait aussi.
  2. Cartographiez le lien : « J'étais impatient parce que j'étais aussi arrogant (supposant que je savais mieux plus vite que ce que la situation justifiait). »
  3. Identifiez la vertu sous-jacente que cette constellation exige et nommez-la comme votre vraie cible.
  4. Remarquez quand des vertus que vous pensiez avoir sont minées par un voisin manquant.

Données probantes

Ceci est une affirmation philosophique (Aristote, Platon) avec une certaine résonance empirique dans la recherche sur les forces de caractère, qui montre que les forces vertueuses se regroupent et prédisent des résultats en combinaison plutôt qu'isolément. (mechanistic)

La thèse de l'unité des vertus est contestée philosophiquement ; la recherche sur les forces de caractère montre des corrélations entre vertus mais pas l'unité stricte qu'Aristote revendiquait.

Erreur fréquente

Traiter les vertus comme des tâches séparées à cocher individuellement, plutôt que de voir comment l'absence de l'une mine fiablement la pratique d'une autre.

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